Mercredi 25 octobre 2006
Une heure de calme avant d'aller me coucher. A 22:30. Ca me change de 2-3:00 du matin, mon rythme de vie de cet été. Le cauchemard a commencé lundi matin. J'arrive au boulot quelques minutes avant l'heure dite. Notre section a été amputée : la Mauricienne a démissionné (problème de visa) et Miss casquette, lucky her, a été promue. 2 personnes de moins donc. 3 lundi matin, si on enlève le métis qui est malade. 3 1/2 quand Miss make up débarque avec une extinction de voix... Quand on doit passer 80% du temps au téléphone, ça la fout mal... Ce genre de trucs arrivent toujours au bon moment... En l'occurence, le jour où on doit trouver deux chambres en urgence pour le soir même et qu'on a deux groupes de plus de 30 personnes chacun qui arrivent à Roissy le lendemain pour trois nuits sans aucun hotel réservé en pleine période de salons quand tous les hôtels parisiens sont complets voire en over-booking. (ne me demandez pas comment un agent prend le risque d'envoyer un groupe en France alors qu'ils n'ont aucun hébergement parce que ça me dépasse aussi et que personne n'a d'explication...)
Lundi, journée passée au téléphone, à trouver des solutions pour le plus urgent, se les faire rejeter les unes après les autres par les agents "trop cher", "pas assez d'étoiles", "mal placé", "non ils veulent absolument être dans deux chambres séparées"... C'est beau les cultures asiatiques qui interdisent de perdre face devant le client : "Non non ne vous inquiétez pas tout va bien..." Vous allez dormir sous un pont mais tout va bien... En fin de journée, les deux clients de la soirée sont casés... Et on a trouvé de la place pour les groupes du lendemain au plus près possible de Paris... C'est à dire à Orléans... Je pars pratiquement à l'heure mais décide de faire l'impasse sur la rétrospective Hitchcock prévue le soir même... Mardi risque d'être une longue journée...
Mardi matin avec le retour du métis mais sans Miss make-up. Evidemment Orléans a été rejeté : "trop loin" "trop cher" "les lits ne sont pas identiques" ... Pendant ce temps, les clients ont décollé de Honk-kong et dans l'avion, regardent sûrement une vidéo débile et ne se doutent de rien. C'est beau les cultures asiatiques qui interdisent de perdre face devant le client (bis). C'est reparti pour la tournée de hôtels : je fais l'ouest de la région parisienne, ma superviseuse fait l'est, le Vervien fait la capitale intra-muros, peu de chances de trouver un hôtel qui a de la place pour des groupes mais comme il nous faut de nouveau une chambre pour un chauffeur de bus ce soir, autant essayer, on ne sait jamais... Après moults retournements de situation, engueulades au téléphone avec le bureau de Hong-Kong "la requête a été envoyée le 28 septembre, qu'est ce que vous attendiez pour confirmer?" "Dès le 4 octobre on vous a prévenu que la situation était très compliquée!!!" Finalement les groupes ont dormi... à Rouen et Chartres... Avec obligation de trouver autre chose pour les deux nuits suivantes... Une heure d'extra non payée mardi soir, deux marathons en deux jours, et on remet ça mercredi...
Mercredi matin, toujours pas de nouvelles de Miss make-up, mais ma superviseuse réalise un miracle en une demi-heure et case les deux groupes pour les deux nuits restantes. Ca tombe bien, on déménage à l'autre bout de l'open-space, on change de places avec la section espagnole... Ou comment perdre deux heures... Il est déjà midi et je n'ai quasiment rien fait. Les gens de ma section sont éparpillés dans l'open sur des postes libres en attendant que nos bureaux soient prêts : facile pour communiquer... Quelqu'un d'une autre section nous aide, ne connaissant pas les bookings ni les hotels, il fait deux-trois conneries le pauvre... Je passe mon temps à appeler les mêmes hotels, les relancer pour obtenir des lettres de confirmation à la con, une cotation à renvoyer le soir même. Pour couronner le tout, les fax sont à cours d'encre, il n'y a plus de cartouches dans notre réserve et la personne sensée nous en apporter n'arrive pas... Je suis au bord de la crise de nerfs, je ne pense qu'à rentrer pour pouvoir fondre en larmes histoire de me soulager. Cinq minutes avant de partir, je reçois enfin la demande urgente que j'attendais, j'update et me décide à rester plus longtemps pour avancer dans mon boulot. Ma super-viseuse me donne un coup de main, j'avance, avance et il est déjà 18:30. "Bon je vais rester jusqu'à 19:00, si tu veux tu restes aussi et je te signe tes heures supp'" En gros soit je partais sans être payée pour le temps extra (puisqu'il faut avoir fait un minimum d'une heure et demi dans la journée, à des horaires précis et accepté par le superviseur) soit je bossais encore une demi-heure et je me ramassais une vingtaine de pounds brut en plus. A ce tarif-là, pas d'hésitations... C'était la consolation du jour...
C'est beau la vie de cadre...
Mardi matin avec le retour du métis mais sans Miss make-up. Evidemment Orléans a été rejeté : "trop loin" "trop cher" "les lits ne sont pas identiques" ... Pendant ce temps, les clients ont décollé de Honk-kong et dans l'avion, regardent sûrement une vidéo débile et ne se doutent de rien. C'est beau les cultures asiatiques qui interdisent de perdre face devant le client (bis). C'est reparti pour la tournée de hôtels : je fais l'ouest de la région parisienne, ma superviseuse fait l'est, le Vervien fait la capitale intra-muros, peu de chances de trouver un hôtel qui a de la place pour des groupes mais comme il nous faut de nouveau une chambre pour un chauffeur de bus ce soir, autant essayer, on ne sait jamais... Après moults retournements de situation, engueulades au téléphone avec le bureau de Hong-Kong "la requête a été envoyée le 28 septembre, qu'est ce que vous attendiez pour confirmer?" "Dès le 4 octobre on vous a prévenu que la situation était très compliquée!!!" Finalement les groupes ont dormi... à Rouen et Chartres... Avec obligation de trouver autre chose pour les deux nuits suivantes... Une heure d'extra non payée mardi soir, deux marathons en deux jours, et on remet ça mercredi...
Mercredi matin, toujours pas de nouvelles de Miss make-up, mais ma superviseuse réalise un miracle en une demi-heure et case les deux groupes pour les deux nuits restantes. Ca tombe bien, on déménage à l'autre bout de l'open-space, on change de places avec la section espagnole... Ou comment perdre deux heures... Il est déjà midi et je n'ai quasiment rien fait. Les gens de ma section sont éparpillés dans l'open sur des postes libres en attendant que nos bureaux soient prêts : facile pour communiquer... Quelqu'un d'une autre section nous aide, ne connaissant pas les bookings ni les hotels, il fait deux-trois conneries le pauvre... Je passe mon temps à appeler les mêmes hotels, les relancer pour obtenir des lettres de confirmation à la con, une cotation à renvoyer le soir même. Pour couronner le tout, les fax sont à cours d'encre, il n'y a plus de cartouches dans notre réserve et la personne sensée nous en apporter n'arrive pas... Je suis au bord de la crise de nerfs, je ne pense qu'à rentrer pour pouvoir fondre en larmes histoire de me soulager. Cinq minutes avant de partir, je reçois enfin la demande urgente que j'attendais, j'update et me décide à rester plus longtemps pour avancer dans mon boulot. Ma super-viseuse me donne un coup de main, j'avance, avance et il est déjà 18:30. "Bon je vais rester jusqu'à 19:00, si tu veux tu restes aussi et je te signe tes heures supp'" En gros soit je partais sans être payée pour le temps extra (puisqu'il faut avoir fait un minimum d'une heure et demi dans la journée, à des horaires précis et accepté par le superviseur) soit je bossais encore une demi-heure et je me ramassais une vingtaine de pounds brut en plus. A ce tarif-là, pas d'hésitations... C'était la consolation du jour...
C'est beau la vie de cadre...
Par Sad Song
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Publié dans : It's all about me
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