Lundi 31 juillet 2006
Je t'en foutrais moi de la pop...

Oasis live at Glastonbury 1995 - Cigarettes & Alcohol

Oasis live at Knebworth 1996 - Columbia

Oasis live at G-mex 1997 - Fade in/out

Oasis live at Berlin Columbia halle 2002 - Rock n roll Star

Cet article est dédicacé à J-C, si tu réitères ce que tu as dit, soit tu n'as pas écouté, soit tu es de mauvaise foi

Voilà...




(Slurp et re-slurp)
par Sad Song publié dans : Listen up
Dimanche 30 juillet 2006
Sous prétexte de fêter l'anniversaire de Sakiko (ça y est je sais comment ça s'écrit!), mes chers colocs et moi-même avons organisé dans notre modeste demeure et notre magnifique arrière-cour un nouveau barbecue. Une trentaine d'invités dont mon pote Th., Frenchie, ma Russe (et Don qui n'est finalement pas venu pour cause de rupture d'avec Frenchie), le couple germano-espagnol Rita et Borja (ça y est je sais également comment ça s'écrit), mon pote colombien (qui ne viendra pas pour cause de boulot) et Marjo ma compagnonne de match de foot.

12:00, armés de notre liste de course, Sakiko (coloc jap' n° 1) et son copain, Keiko (coloc jap' n°2), Jon (coloc nord-irlandais) et moi-même partons en expédition à Asda en faisant un détour par le marché. Objectif : acheter assiettes en carton et gobelets, un peu à boire, un peu de viande, de quoi faire des salades, du riz au lait de coco et de la ratatouille et allumer le feu, les invités étant chargé d'amener de la bière
et de quoi faire des grillades... Après moults péripéties ("Allo c'est Keiko, je suis au rayon shampoing vous êtes où?") et questionnements ( "Foster's ou Stella?" "Coca ou coca light?") et le passage à la caisse, nous voilà avec un immense problème à résoudre : comment ramener le contenu du caddie à la maison sans voiture? (Finalement on a réussi à se débrouiller, trois sacs chacun et un pack de bière sous chaque bras du copain de Sakiko)

19:00, tout est prêt et les invités commencent à arriver. Un paquet de Japonais, puis Th. , Frenchie et le couple, manque plus que la Russe. Entre temps, Marjo m'a dit qu'elle ne pouvait pas venir, elle est coincée à la campagne à surveiller une maison vide et à nourrir les chiens, chats et moutons. Je lui ai bien dit d'en ramener un ou deux pour faire un méchoui mais ça n'a pas marché. Frenchie a l'air de tenir le coup. Un des Japonais a ramené une guitare, dans un coin lui et Th. joue du Oasis, je les rejoins, on chantonne tous les trois plus ou moins faux tout en faisant des pauses boeuf grillé et saucisses. La nuit est tombée, le gâteau d'anniversaire de Sakiko arrive en même temps que la Russe (qui bossait). Elle essaie de discuter de Don avec Frenchie, dis que ça la rend triste car Don est un ami et qu'il va lui manquer aussi. Frenchie ne veut pas en entendre parler mais la Russe insiste "Pourquoi quand c'est mes problèmes tout le monde en rigole et quand c'est toi il faut rien dire" Engueulade, prise de tête, Frenchie est en larmes, la Russe se casse en pleurant après être restée une demi-heure à peine... Super... Frenchie, Rita et Borja s'en vont une heure plus tard, je promets à Frenchie de tout arranger avec la Russe. (je me demande bien comment je vais faire)

Le Japonais à la guitare rentre chez lui, Th. et moi nous posons devant la télé : magique, Oasis - live at Barrowlands - 10 years of noise and confusion - Glasgow 2001 démarre dans une demi-heure. Ce concert est énorme, on s'installe tranquillement pour en profiter les titres s'enchaînent parfaitement, Th. est dérangé par un appel de la Cruche qui lui sert de copine et  loupe Acquiesce et Supersonic. Une demi-heure après elle rappelle à nouveau : à une heure du mat' ça sent le flicage (à moins qu'elle ait de nouveau oublié si Chirac est de gauche ou de droite - ou peut être bien d'extrême droite?), enfin, tant mieux si elle a du forfait à gacher. Entre les coups on en arrive à conclure que le groupe a la classe, que Noel est un génie, Liam une bête de scène et que même si il se met à porter des costards roses, Oasis reste le meilleur groupe de rock (et non de pop)  du monde...


Vendredi 28 juillet 2006
Jeudi matin, 10:00, texto de Frenchie : "Don m'a envoyé un email. C'est fini..." Je savais que c'était compliqué entre eux et que lui n'était pas sûr de ses sentiments, qu'il ne voulait pas s'engager. Quand ils ont commencé à sortir ensemble en décembre, la situation était clair, tout s'arrêterait quand Frenchie rentrerait en France cet été. Sauf que finalement, elle va sans doute rester bosser en Angleterre. D'où remise en question etc. et il en est venu à la conclusion qu'il ne l'aime pas... Enfin si il l'aime beaucoup quoi... Mais c'est tout... Et rien ne pourra vraiment changer les choses, "on ne peut pas le forcer, ni lui injecter de l'amour dans les veines..." Frenchie ©

Tout ça arrive au mauvais moment
(genre y a des "bons" moments") : aujourd'hui (vendredi) elle passait un entretien d'embauche à Hythe (sur la côte, pas très loin de Douvres). Du coup elle m'a proposé de l'accompagner puisqu'elle y allait en voiture, évidemment j'ai accepté. A 18:00 elle débarque chez moi, à peine à l'intérieur, elle s'effondre en larmes sur le canapé "S'il te plaît, tu veux pas venir dormir chez moi ce soir, me laisse pas toute seule" OK pas de problème, SOS amitié en action. Je vous passe les détails de la soirée, entre pleurs "ça devait être notre week-eeeeeend", "Il me largue le jour de ma fêêêêêête" "je l'ai acheté avec lui cette juuuuuupe" et révisions du prix des chambres de l'hôtel... Heureusement, l'interview semble s'être bien passée, on a eu le temps de se baigner un peu, elle n'a pas laché une larme de la journée, et on s'est fait draguer par deux beaux mecs avec une voiture tout moche sur la route (au milieu des bouchons, par fenêtres interposées) Ce soir elle filait à un barbecue donc ça devrait aller pour elle. Et demain soir c'est chez moi que ça se passe, je serai là au cas où...
Mercredi 26 juillet 2006
Aaaaaaaaaaaaaaaaaaah je veux ma réponse, j'en peux plus d'attendre, je vais péter un caaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaable !!!!!!!!!!


EDIT : Bon ben c'est mort
Mardi 25 juillet 2006
Bosser deux mois auprès des mêmes personnes, forcément quelque part on s'attache. Surtout dans ce contexte : les aider à faire leur toilette, à s'habiller, les coucher, les rassurer : "Oui je vais dire à l'infirmière que vous avez des douleurs" "Rendormez vous tranquillement, si il y a un problème n'hésitez pas à sonner", les gronder "Bon allez c'est fini la comédie, il faut manger maintenant, c'est de la purée de carotte c'est très bon!"... Leur parler comme à des gosses sans oublier qu'ils ont jusqu'à 75 ans de plus que nous (la plus vieille avait 98 ans, moi 21...) ET puis surtout penser qu'on est, pour certains, leur seul contact avec l'extérieur...
Essayer de retenir les noms de tous : mme B. au rez-de-chaussée, qui perd un peu la tête, avec la porte-fenêtre toujours fermée à clef sinon elle s'en va, mme P., une des seules qui emprunte des livres à la bibliothèque, mme T. dont le mari était éleveur de chevaux, mr B. la commère qui passe des heures à "rapporter" dans le bureau de la directrice, mme A. qui est toujours la première à table, mr L. 96 ans et (presque) toutes ses dents qui attend avec impatience la naissance de son premier arrière-arrière petit enfant (Noé - né fin août) ....  Il y a aussi les deux demoiselles-frangines du fond du couloir qui se chamaillent tout le temps et font des "tapisseries" (du canevas!), celle qui installe toujours sa chaise roulante au milieu du couloir et qui ne supporte pas sa voisine : la chieuse qui passe son temps à nous appeler "ma fiiiille ma petite fiiiille viens donc là viens donc là viens dooooooooonc ma fiiiiiille"...

Y a ceux qui se sont bien adaptés, qui se débrouillent encore tout seuls, qui se sont fait des potes, qui ont toujours de la visite, qui participent aux activités "gym douce" ou "jeux de société" ou qui se réunissent pour jouer à la belote tous les après-midi. Puis tous ceux qui font mal au coeur : celle un peu dérangée qui passe ses journées assise sur une chaise à sourire au mur, qui n'a jamais de visite, qui ne parle pas, qui obéit docilement : "venez on va à la salle à manger, tenez vous au fauteuil et suivez nous", celle qui passe les journées l'air triste devant la télé, ceux qui vous agresse parce qu'ils sont malheureux, ceux qui ne quittent pas le lit et qui s'excuseraient presque d'être une charge, ceux qui ne veulent pas se plier aux règles (petit déjeuner tous les matins à huit heures : "laissez moi dormir nom de d
iou!"), ceux qui sont amorphes, qui se laissent aller...

Y en avait une en particulier qui m'a marquée : Louisette B., 96 ans, jamais mariée, peu voire pas de visites,
très pieuse, plus aucune volonté pour rien faire,  elle aurait pu pourtant mais elle ne voulait plus, elle ne comprenait plus, elle en avait marre tout simplement, dès qu'on lui demandait le moindre effort, elle répétait en boucle les mêmes choses "J'en peux plus, j'en peux plus, j'en peux plus, je sais pas comment faire, je sais pas comment faire" Elle attendait la mort, avec impatience... Tout le personnel était blasé avec elle, pas moi, sans doute parce que j'étais pas là depuis longtemps... J'ai toujours essayé -avec elle comme avec les autres- de parler doucement, de ne pas m'énerver, de prendre le temps de les écouter... Je suppose qu'on fait tous ça au début, puis qu'à force, on finit par ne plus pouvoir... Lors d'une garde de nuit, j'avais trouvé Louisette assise au milieu de son lit, dans sa combinaison blanche (sinon elle arrache sa couche) au bord des larmes, complètement perdue : "Mais qu'est ce que vous faîtes?" "Je suis perdue" "Mais il faut dormir là, il est une heure du matin!" "Oh je trouve pas mon lit..." d'une voix pleine de détresse. Je l'ai rassurée, lui disant qu'elle était dans sa chambre, lui disant que tout allait bien, que c'était juste un cauchemard, qu'on était là, qu'elle pouvait se rendormir (entre ça et les couches géantes, je suis parée pour avoir des gosses moi). Une autre fois, à l'heure de la sieste, je l'ai entendu prier alors que je pasais devant la porte de sa chambre : "Mon Dieu, venez me chercher, venez me chercher, mon Dieu, s'il vous plaît venez me chercher" Glaçant... Sa prière a été exaucée à la fin de l'année dernière...



PS : après cet article absolument réjouissant, je vous annonce que mon entretien d'aujourd'hui s'est plutôt bien passé et que je devrais avoir une réponse demain
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