Mercredi 27 Septembre - Goldfish evening
Il fait froid et je n'ai pas de chaussures d'hiver. J'enfile des chaussettes noires dans mes ballerines rouges, on pourrait prendre ça pour un collant opaque noir, avec pantalon noir et chemise rouge, ça passe, de toute façon, niveau combinaison chaussures/chaussettes on a vu beaucoup plus étrange dans Londres et ailleurs. J'ai rendez-vous avec N. d'Esprit en soirée... Hier soir, E., lors de son coup de fil quotidien, m'a mis en garde "Si ça fait pas longtemps que tu le connais, fait attention à toi, ne le laisse pas t'emmener chez lui, reste dans des lieux publics" Oui maman mon chéri...
A 18:00, on se retrouve devant le Starbucks de Leicester square. On ne se connaît que depuis peu (croisé par ici et surtout ce week-end là) mais ça ne nous empêche pas de nous prendre dans les bras l'un de l'autre. On part en direction d'un pub (qui fait les meilleurs hamburgers du monde) et entamons une discussion plus ou moins surréaliste qui durera 3 heures et des poussières. On commence par discuter de E., de Frenchie, de la Russe (qu'il m'avoue n'avoir jamais réussi à cerner - ça tombe bien moi non plus) et de Cameron, une collègue-serveuse qui lui plait beaucoup. J'en apprends un peu plus sur lui, et vice-versa, on sort beaucoup de conneries qu'il me sera impossible de retranscrire, avec en toile de fond cette histoire de Goldfish (j'ai mis une semaine à me rendre compte que j'avais un sms de lui sur mon téléphone, du coup lui prétend que je l'ai lu mais que j'ai oublié de répondre car j'ai une mémoire de poisson rouge) et de sosie de Scarlett. On
termine chez un glacier de Leicester square, à 200 mètres de nous Kate Beckinsale signe des autographes pour la première de Click, film qui semble ab-so-lu-ment passionnant... Une petite valse dans la station de Piccadilly circus (c'est le vigile responsable de la CCTV qui a du être content) avant de partir et hop je reprends mon métro. Un coup de fil de E. avant de m'endormir, tout va bien, en plus il a pu repousser son entretien avec le manager de l'hôtel à lundi, du coup on peut se voir jeudi soir...
Jeudi 28 Septembre - Bad day
Je me lève crevée, mal de tête, mal de gorge, résultat de ma marche d'une heure lundi soir en rentrant du boulot... (j'avais oublié ma carte de métro et ayat déjà laché £3 (!) le matin pour aller bosser, j'avais pas envie de repayer pour rentrer) Je m'habille, me maquille tant bien que mal afin d'avoir une tête présentable pour aller boire un verre avec E. en soirée. Je pars en vitesse de la maison, la flemme de prendre un parapluie, la casquette suffira. En bas de chez moi, je repère une tache sur le col de ma chemise blanche (qui n'est toujours pas partie au lavage d'ailleurs), merde, je n'ai pas d'autres chemises propres! Je remonte, attrape le premier tee-shirt qui vient, un truc sans manches, de quoi arranger mon rhume quoi, et repart. J'arrive pile à l'heure au boulot, on reçoit des mails des bureaux asiatiques : il y a jours fériés sur jours fériés la semaine prochaine, la palme revient à Pekin : ils ferment tout pendant une semaine... En gros il va falloir boucler tous les dossiers des deux semaines à venir en trois jours... Mission impossible donc... Vers midi, la Superviseuse nous lance : les demandes de vacances de Noel sont rejetées, il faut quatre personnes minimum entre Noel et le jour de l'an... Pourquoi quatre alors que l'an dernier, une seule personne avait assuré la permanence? Mystère... En attendant toutes les vacances de la section sont rejetées (même la mienne alors que je ne demandais pas les mêmes dates que les autres, justement pour ne pas me faire envoyer balader) et les prix de billets d'avion ont le temps d'augmenter... Mon mal de crâne augmente aussi, j'hésite un instant à annuler le verre avec E., finalement j'achète une boîte de Nurofen, ça devrait faire l'affaire. Dans mon malheur, j'arrive quand même à poser ma journée du 10 oct pour aller me faire inscrire au "registre des Français à l'étranger" et chez un médecin... Une demi-heure avec E. en soirée, le temps de boire un truc et de discuter un peu puis dodo... Plus qu'une journée de boulot...
Il fait froid et je n'ai pas de chaussures d'hiver. J'enfile des chaussettes noires dans mes ballerines rouges, on pourrait prendre ça pour un collant opaque noir, avec pantalon noir et chemise rouge, ça passe, de toute façon, niveau combinaison chaussures/chaussettes on a vu beaucoup plus étrange dans Londres et ailleurs. J'ai rendez-vous avec N. d'Esprit en soirée... Hier soir, E., lors de son coup de fil quotidien, m'a mis en garde "Si ça fait pas longtemps que tu le connais, fait attention à toi, ne le laisse pas t'emmener chez lui, reste dans des lieux publics" Oui maman mon chéri...
A 18:00, on se retrouve devant le Starbucks de Leicester square. On ne se connaît que depuis peu (croisé par ici et surtout ce week-end là) mais ça ne nous empêche pas de nous prendre dans les bras l'un de l'autre. On part en direction d'un pub (qui fait les meilleurs hamburgers du monde) et entamons une discussion plus ou moins surréaliste qui durera 3 heures et des poussières. On commence par discuter de E., de Frenchie, de la Russe (qu'il m'avoue n'avoir jamais réussi à cerner - ça tombe bien moi non plus) et de Cameron, une collègue-serveuse qui lui plait beaucoup. J'en apprends un peu plus sur lui, et vice-versa, on sort beaucoup de conneries qu'il me sera impossible de retranscrire, avec en toile de fond cette histoire de Goldfish (j'ai mis une semaine à me rendre compte que j'avais un sms de lui sur mon téléphone, du coup lui prétend que je l'ai lu mais que j'ai oublié de répondre car j'ai une mémoire de poisson rouge) et de sosie de Scarlett. On
termine chez un glacier de Leicester square, à 200 mètres de nous Kate Beckinsale signe des autographes pour la première de Click, film qui semble ab-so-lu-ment passionnant... Une petite valse dans la station de Piccadilly circus (c'est le vigile responsable de la CCTV qui a du être content) avant de partir et hop je reprends mon métro. Un coup de fil de E. avant de m'endormir, tout va bien, en plus il a pu repousser son entretien avec le manager de l'hôtel à lundi, du coup on peut se voir jeudi soir...Jeudi 28 Septembre - Bad day
Je me lève crevée, mal de tête, mal de gorge, résultat de ma marche d'une heure lundi soir en rentrant du boulot... (j'avais oublié ma carte de métro et ayat déjà laché £3 (!) le matin pour aller bosser, j'avais pas envie de repayer pour rentrer) Je m'habille, me maquille tant bien que mal afin d'avoir une tête présentable pour aller boire un verre avec E. en soirée. Je pars en vitesse de la maison, la flemme de prendre un parapluie, la casquette suffira. En bas de chez moi, je repère une tache sur le col de ma chemise blanche (qui n'est toujours pas partie au lavage d'ailleurs), merde, je n'ai pas d'autres chemises propres! Je remonte, attrape le premier tee-shirt qui vient, un truc sans manches, de quoi arranger mon rhume quoi, et repart. J'arrive pile à l'heure au boulot, on reçoit des mails des bureaux asiatiques : il y a jours fériés sur jours fériés la semaine prochaine, la palme revient à Pekin : ils ferment tout pendant une semaine... En gros il va falloir boucler tous les dossiers des deux semaines à venir en trois jours... Mission impossible donc... Vers midi, la Superviseuse nous lance : les demandes de vacances de Noel sont rejetées, il faut quatre personnes minimum entre Noel et le jour de l'an... Pourquoi quatre alors que l'an dernier, une seule personne avait assuré la permanence? Mystère... En attendant toutes les vacances de la section sont rejetées (même la mienne alors que je ne demandais pas les mêmes dates que les autres, justement pour ne pas me faire envoyer balader) et les prix de billets d'avion ont le temps d'augmenter... Mon mal de crâne augmente aussi, j'hésite un instant à annuler le verre avec E., finalement j'achète une boîte de Nurofen, ça devrait faire l'affaire. Dans mon malheur, j'arrive quand même à poser ma journée du 10 oct pour aller me faire inscrire au "registre des Français à l'étranger" et chez un médecin... Une demi-heure avec E. en soirée, le temps de boire un truc et de discuter un peu puis dodo... Plus qu'une journée de boulot...
par Sad Song
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It's all about me
Dans une grande entreprise de 2000 employés, c'est difficile de connaître tout le monde... Y a 900 employés dans mon building, déjà que je ne connais pas la fille de la section italienne qui est assise derrière moi, comment je pourrais connaître le mec qui bosse au 5ème étage? Pour pallier à ce manque, nous avions un après-midi "workshop and team building" dans un café voisin de la boîte à partir de 15h30.
Nous, c'est le service de réservation groupe, on retrouvait là-bas le service de résa individuelles, les négociateurs et le service clientèle qui s'occupe de la France. On est 9 à bosser dans ma section : ma superviseuse (française), une Mauricienne qui part bientôt, une je-ne-sais-pas-quelle-nationalité toujours-super-maquillée, un français que je surnommerai le Vervien (parce qu'il a fait la réflexion quand un titre de the Verve est passé dans le pub où on buvait tous un coup vendredi après le taf), une Italienne (qui a eu une casquette en cadeau pour son anniv' la semaine dernière donc je la surnommerai Miss casquette, oui je sais, c'est nul), une Argentine, un français de Roanne et un français métis (qui s'est fait charrier par la superviseuse parce qu'il était en train de discuter avec un hotel au téléphone et de raconter que sa mère était française et que son père était ivoirien etc.).
Bon déjà, on se pointe avec une demi-heure de retard (ben oui on a du boulot nous) et seulement la moitié du groupe (ben oui faut bien qu'il y en ait qui finisse le boulot). On débarque au milieu d'une conversation improbable, 90% des personnes présentes parlaient français mais à cause des 10% restants, tout se passait en anglais, avec une prononciation plus ou moins heureuse... La discussion tournait autour des problèmes des autres départements, des trucs dont on n'avait plus ou moins rien à foutre. Miss Make-up est accoudée au bar et est à des années-lumière de ce qui se passe, elle lève les yeux au ciel et regarde sa montre toutes les cinq minutes ce qui me fait délirer. Y a des morceaux de pizza, de cake aux légumes alors on mange pendant que les autres sections débattent d'un truc qui me passe au dessus du crâne. La deuxième moitié de l'équipe arrive. Le Métis se jette sur la nourriture comme un mort de faim, le Vervien commande un jus de tomate. Les membres des autres sections sont bien appliqués sur le problème de rétrocession des allotements. Miss Make-up et moi-même voulons goûter au jus de tomate : le serveur nous sert deux shooters. Bilan : bof pour moi, elle, j'ai cru qu'elle allait vomir. La discussion tourne autour des problèmes de disponibilités pendant la Coupe du Monde de rugby. Le Métis finit les morceaux de pizza en douce. Les autres sont attentifs, les plateaux de bouffe intacts devant eux.. J'me fait l'effet d'une cancre planquée au dernier rang de l'amphi et ça me plait bien, ça me manquait je crois...
Nous, c'est le service de réservation groupe, on retrouvait là-bas le service de résa individuelles, les négociateurs et le service clientèle qui s'occupe de la France. On est 9 à bosser dans ma section : ma superviseuse (française), une Mauricienne qui part bientôt, une je-ne-sais-pas-quelle-nationalité toujours-super-maquillée, un français que je surnommerai le Vervien (parce qu'il a fait la réflexion quand un titre de the Verve est passé dans le pub où on buvait tous un coup vendredi après le taf), une Italienne (qui a eu une casquette en cadeau pour son anniv' la semaine dernière donc je la surnommerai Miss casquette, oui je sais, c'est nul), une Argentine, un français de Roanne et un français métis (qui s'est fait charrier par la superviseuse parce qu'il était en train de discuter avec un hotel au téléphone et de raconter que sa mère était française et que son père était ivoirien etc.).
Bon déjà, on se pointe avec une demi-heure de retard (ben oui on a du boulot nous) et seulement la moitié du groupe (ben oui faut bien qu'il y en ait qui finisse le boulot). On débarque au milieu d'une conversation improbable, 90% des personnes présentes parlaient français mais à cause des 10% restants, tout se passait en anglais, avec une prononciation plus ou moins heureuse... La discussion tournait autour des problèmes des autres départements, des trucs dont on n'avait plus ou moins rien à foutre. Miss Make-up est accoudée au bar et est à des années-lumière de ce qui se passe, elle lève les yeux au ciel et regarde sa montre toutes les cinq minutes ce qui me fait délirer. Y a des morceaux de pizza, de cake aux légumes alors on mange pendant que les autres sections débattent d'un truc qui me passe au dessus du crâne. La deuxième moitié de l'équipe arrive. Le Métis se jette sur la nourriture comme un mort de faim, le Vervien commande un jus de tomate. Les membres des autres sections sont bien appliqués sur le problème de rétrocession des allotements. Miss Make-up et moi-même voulons goûter au jus de tomate : le serveur nous sert deux shooters. Bilan : bof pour moi, elle, j'ai cru qu'elle allait vomir. La discussion tourne autour des problèmes de disponibilités pendant la Coupe du Monde de rugby. Le Métis finit les morceaux de pizza en douce. Les autres sont attentifs, les plateaux de bouffe intacts devant eux.. J'me fait l'effet d'une cancre planquée au dernier rang de l'amphi et ça me plait bien, ça me manquait je crois...
par Sad Song
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It's all about me
Club foot
(Kasabian- Kasabian - 2004)
(Kasabian- Kasabian - 2004)
One, take control of me
You're messing with the enemy
Said it's two, it's another trick
Messin' with my mind, I wake up
Chase down an empty street
Blindly snap the broken beats
Said it's gone with the dirty trick
It's taken all these days to find you
I tell you I want you
I tell you I need you
Friends, take control of me
Stalking 'cross the gallery
All these pills got to operate
The colour quits and all invade us
There it goes again
Take me to the edge again
All I got is a dirty trick
I'm chasin' down all walls to save you
I tell you I want you
I'll tell you I need you
The blood ain't on my face
Just wanted you near me
I tell you I want you
I'll tell you I need you
The blood ain't on my hands
Just wanted you near me
I tell you I want you
I'll tell you I need you
The blood ain't on my hands
Just wanted you near me
par Sad Song
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Listen up
Samedi 23 Septembre 2006
E. - au réveil - 9:00
Frenchie - sur msn - 10:30
Frenchie - dans le bus aller vers Asda - 12:15
Frenchie - dans le bus retour vers Asda - 13:45
Frenchie - par téléphone - minuit
Je ne pensais pas qu'on pouvait dépasser les bornes à ce point...
E. - au réveil - 9:00
"Je veux pas qu'on construise notre vie en fonction de l'autre, je veux pas qu'on s'attache, si y a un problème entre nous, si y en a un qui part de Londres, je ne veux pas qu'on souffre, je ne veux pas qu'on finisse comme Frenchie."
Facile de dire qu'on va pas s'attacher, au début, comme ça, ça a l'air facile... Dans quelques semaines/mois je rigolerais moins déjà...Frenchie - sur msn - 10:30
"J'ai besoin que tu me rendes un service, tu sais vendredi quand on va boire un verre avec Don, j'ai besoin que tu dises que tu viennes mais qu'en fait tu viennes pas, j'ai besoin de le voir tout seul"
Donc je dois poser un lapin à Don alors qu'on doit aller boire un verre pour son anniversaire pour que Mademoiselle se retrouve avec lui tout seul? Alors que la dernière fois qu'un """rencard""" (avec plein de guillemets parce qu'il y a qu'elle pour penser que c'est un rencard...) était prévu, il m'a invitée... Super intime le rendez-vous amoureux... J'ai négocié d'arriver une demi-heure plus tard... Mais je pense revenir sur ma décision... Et aussi en parler à Don... Parce qu'elle me casse les c**** et qu'à part lui, je ne vois pas qui d'autre peut m'aider à arrêter le massacre...Frenchie - dans le bus aller vers Asda - 12:15
"Je voulais te dire : tu m'as assez donné ton opinion sur Don, c'est bon, j'ai compris, mais moi si y avait pas des signes, je continuerai pas, et j'ai besoin que tu ailles dans la même direction que moi"
En gros, je ne suis pas d'accord mais c'est décidé, elle va essayer de reconquérir Don alors je dois l'aider. Même si je suis contre, la ligne directrice c'est "à la conquête de Don", tout le monde doit suivre et basta. Et puis quoi encore, n'importe quoi (à dire avec l'accent albanais ;D)... Y a pas marqué Parti Socialiste... Bref, quand j'ai commencé à m'opposer, elle m'a ramené l'argument "Je t'ai présenté E., tu dois m'aider maintenant..." Aaaaaah c'est en guise de remerciements, c'est ça?!Frenchie - dans le bus retour vers Asda - 13:45
"Je me suis demandée pourquoi j'étais pas plus intéressée que ça par E., parce que bon il est beau, il est sympa, puis je me suis rendue compte que c'était parce qu'il était pas anglophone, ça me faisait comme un blocage."
Je réponds quoi à ça moi? Merci de me laisser tes restes?Frenchie - par téléphone - minuit
"J'ai oublié mes clefs, Angel réponds pas au téléphone, je peux dormir chez toi? Enfin je cours quand même à la maison au cas où?"
Evidemment quand elle arrive chez elle et qu'elle frappe, quelqu'un lui ouvre. Toute contente de me raconter ça sur msn, je lui dis "bah ça valait pas le coup de flipper" elle me réponds que si, moi je lui dis qu'elle avait même pas vérifié si y avait quelqu'un chez elle avant de téléphoner, elle me répond "bah comme ça je pouvais faire le trajet sereinement jusqu'à chez moi sachant que t'étais là..." Bah oui hein, et si moi j'étais en train de dormir sereinement, je pouvais aussi bien aller me faire foutre...Je ne pensais pas qu'on pouvait dépasser les bornes à ce point...
par Sad Song
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It's all about me
Mon train partait à 9:00 alors on est parti de 7:30 de la maison pour être à l'heure à la gare. Je comatais à l'arrière de la voiture, j'étais crevée, stressée, j'avais mal dormi. Je ne comprenais pas trop ce qui se passait alors je ne flippais pas énormement. A l'entrée du quai TGV, deux employées de la SNCF vérifiaient les tickets : ceux qui ne voyageaient pas ne pouvaient pas passer. Je suis donc partie toute seule en portant mes 47 kg de bagages. J'ai galéré pour les monter dans le train. Un mec qui balayait le quai m'a regardé mais n'a pas bougé le petit doigt pour m'aider... J'ai pensé : "Heureusement que Mel sera là. pour m'aider à aller à Gare du Nord" et "Putain en arrivant je dois prendre le métro et j'ai un changement, si ils sont comme ça là bas aussi, je suis mal..." J'me suis installée, j'avais juste un magazine, un bouquin de vocabulaire d'anglais aussi peut être bien. De toute façon le train met environ 2 heures et demi pour faire Nantes/Paris, pas très long donc...
J'arrive, Mel est sur le quai, en jupe comme d'hab, super pratique pour transporter des sacs plein à craquer... C'est déjà critique pour descendre les escaliers et accéder au métro, les marches sont étroites et bien sûr il y a une pouffe qui écrase mon sac avec ses talons aiguilles, elle préfère risquer de s'étaler dans les marches plutôt que d'attendre ou même de nous aider (la pauvre faut la comprendre : ça risquerait d'abîmer sa manucure). A l'entrée de la douane Eurostar, elle m'abandonne un instant pour aller m'acheter un adaptateur pour les prises électriques (9?...). C'est l'heure de partir, je passe la douane, la sécurité, j'attends dans le lounge Eurostar, je galère pour monter mes valises dans le train, on m'aide. Je suis assis à côté d'un mec en costard, il lit un truc sur l'ouragan Katrina, un journal anglais, il me parle, je ne comprends pas tout ce qu'il dit... Ca démarre bien...
J'arrive vers 15:00, j'achète mon premier ticket de métro anglais, la guichetière me comprend dès la deuxième fois : pas si mal... J'emprunte la Northern Line, je change à Leicester square, je galère avec mes sacs et je monte dans la ligne bleue, la Piccadilly, je descend à Holloway : mind the gap, please mind the gap... Je regalère dans les escaliers, il y a un ascenseur, je passe le portillon du métro et me retrouve dehors. Sous la pluie. Je marche, je passe devant une station service, je traverse une route, je longe des magasins divers et variés, j'arrive devant un pub, ma résidence est un peu en retrait sur la gauche. J'arrive, le mec met super longtemps à retrouver mes clefs, je prends l'ascenseur, 3ème étage, je traverse les couloirs façon prison et me retrouve dans ma chambre. Londonienne pour 9 mois. Théoriquement.
Depuis ma résidence s'est avérée pire que tout ce que j'aurai pu imaginer et j'ai refait le chemin inverse à une station près quand j'ai déménagé dans le sud. Je connais les stations de la Piccadilly par coeur et dans l'ordre entre Holloway et Green Park. Je sais que Leicester square est un des "centres" de Londres et que la Northern line, que j'emprunte tous les jours pour aller au boulot, est la ligne de métro la plus merdique de la ville (voire d'Angleterre, voire d'Europe, voire du monde les mauvais jours). Parmi les enseignes d'Holloway road, y a un Iceland -temple de la malbouffe-, un Argos -temple de l'équipement maison- et un pub Wetherspoon -temple de la cup of tea à pas cher. Quant au nombre de mois où je vais rester à Londres... Ca...
J'arrive, Mel est sur le quai, en jupe comme d'hab, super pratique pour transporter des sacs plein à craquer... C'est déjà critique pour descendre les escaliers et accéder au métro, les marches sont étroites et bien sûr il y a une pouffe qui écrase mon sac avec ses talons aiguilles, elle préfère risquer de s'étaler dans les marches plutôt que d'attendre ou même de nous aider (la pauvre faut la comprendre : ça risquerait d'abîmer sa manucure). A l'entrée de la douane Eurostar, elle m'abandonne un instant pour aller m'acheter un adaptateur pour les prises électriques (9?...). C'est l'heure de partir, je passe la douane, la sécurité, j'attends dans le lounge Eurostar, je galère pour monter mes valises dans le train, on m'aide. Je suis assis à côté d'un mec en costard, il lit un truc sur l'ouragan Katrina, un journal anglais, il me parle, je ne comprends pas tout ce qu'il dit... Ca démarre bien...
J'arrive vers 15:00, j'achète mon premier ticket de métro anglais, la guichetière me comprend dès la deuxième fois : pas si mal... J'emprunte la Northern Line, je change à Leicester square, je galère avec mes sacs et je monte dans la ligne bleue, la Piccadilly, je descend à Holloway : mind the gap, please mind the gap... Je regalère dans les escaliers, il y a un ascenseur, je passe le portillon du métro et me retrouve dehors. Sous la pluie. Je marche, je passe devant une station service, je traverse une route, je longe des magasins divers et variés, j'arrive devant un pub, ma résidence est un peu en retrait sur la gauche. J'arrive, le mec met super longtemps à retrouver mes clefs, je prends l'ascenseur, 3ème étage, je traverse les couloirs façon prison et me retrouve dans ma chambre. Londonienne pour 9 mois. Théoriquement.
Depuis ma résidence s'est avérée pire que tout ce que j'aurai pu imaginer et j'ai refait le chemin inverse à une station près quand j'ai déménagé dans le sud. Je connais les stations de la Piccadilly par coeur et dans l'ordre entre Holloway et Green Park. Je sais que Leicester square est un des "centres" de Londres et que la Northern line, que j'emprunte tous les jours pour aller au boulot, est la ligne de métro la plus merdique de la ville (voire d'Angleterre, voire d'Europe, voire du monde les mauvais jours). Parmi les enseignes d'Holloway road, y a un Iceland -temple de la malbouffe-, un Argos -temple de l'équipement maison- et un pub Wetherspoon -temple de la cup of tea à pas cher. Quant au nombre de mois où je vais rester à Londres... Ca...
par Sad Song
publié dans :
Rubrique nostalgique






